Plan d’action bio pour le can­ton de Fribourg

Pub­lié le . Pub­lié dans Agri­cul­ture biologique

Encour­ager la recon­ver­sion au bio et instau­rer une dynamique bio dans le can­ton afin des sat­is­faire la demande crois­sante en pro­duits issus de l’agriculture biologique. Tels sont les buts du Plan d’action bio pour le développe­ment de l’agriculture biologique qui vise une aug­men­ta­tion de 50% de la sur­face cul­tivée en bio sur le ter­ri­toire can­tonal d’ici à 2020. Dans sept ans, le can­ton souhaite recenser 220 entre­prises agri­coles biologiques.

Le plan d’action est le fruit de pour­par­lers entre la Direc­tion des insti­tu­tions, de l’agriculture et des forêts (DIAF) et l’Association Bio Fri­bourg, l’une des 32 organ­i­sa­tions mem­bres de Bio Suisse (le Bour­geon). D’autres parte­naires (Bio Suisse, Insti­tut de recherche de l’agriculture biologique FiBL, Union des paysans fri­bour­geois, Ser­vice can­tonal de l’agriculture, Insti­tut agri­cole de Grangeneuve IAG, AGRIDEA, Pro­gana) par­ticipent et sou­ti­en­nent le pro­jet, dont le but est d’accroître de 50% le nom­bre d’exploitations bio dans le can­ton d’ici à 2020. Ce qui cor­re­spond à une dizaine de nou­veaux pro­duc­teurs chaque année. Depuis trois ans, cette cadence est tenue, avec une dizaine d’agricultrices et agricul­teurs qui passent au bio par an.
Fri­bourg compte actuelle­ment 5% d’exploitations (env­i­ron 140) pour 5% des sur­faces dis­posant du label Bio Suisse. Alors qu’à l’échelon national, on a passé l’an dernier la barre des 12% (des exploita­tions et des sur­faces). Le but est de faire évoluer cette sit­u­a­tion. Le pro­gramme prévoit de nom­breux axes : sou­tiens struc­turels à la pro­duc­tion (notam­ment par une aide à la recon­ver­sion via la vul­gar­i­sa­tion) et à la com­mer­cial­i­sa­tion (via les grands dis­trib­u­teurs ou en encour­ageant les cir­cuits de vente courts), amélio­ra­tion des conditions-​cadres notam­ment par une meilleure prise en compte des besoins de main d’œuvre des exploita­tions biologiques à tra­vers les UMOS, les unités de main d’œuvre stan­dard. Les dif­férentes mesures doivent être dévelop­pées avec les moyens financiers à dis­po­si­tion de la Poli­tique agri­cole 1417 et des pro­grammes can­tonaux de pro­mo­tion.
Il s’agit aussi de lancer des actions col­lec­tives de com­mu­ni­ca­tion pour améliorer la per­cep­tion du bio tant auprès des pro­duc­teurs que des con­som­ma­teurs. Enfin, sur le plan de la for­ma­tion, un accent sera mis sur la vul­gar­i­sa­tion, la for­ma­tion de base et con­tinue ainsi que les essais notam­ment à l’IAG.
A l’issue de la mise en œuvre des mesures pro­posées par le plan d’action, le can­ton de Fri­bourg se pro­fil­era sur le marché des pro­duits bio dont le chiffre d’affaires s’est élevé, en 2011, pour tout le pays à 1738 mil­lions de francs. De ce chiffre, plus de 73% sont revenus aux grands dis­trib­u­teurs (Coop et Migros). Les 27% de parts de marchés restants se partageaient entre les mag­a­sins bio (13.2% ; 229 mio de francs), les pro­duc­teurs pra­ti­quant la vente directe (5.3% ; 92 mio) et d’autres détail­lants (8.2% ; 142 mio). En 2011, il y a eu une forte demande de la con­som­ma­tion pour cer­taines caté­gories de pro­duits bio (+8% pour la viande, +8.9% pour les œufs bio). Cela démon­tre l’importance crois­sante du secteur bio dans l’économie ali­men­taire suisse.

Le rap­port com­plet est égale­ment à votre disposition.

Pour plus d’information: Nico­las Rossier, con­seiller bio, coor­di­na­teur du pro­jet, Sta­tion des pro­duc­tions ani­males et végé­tales, IAG, T +41 26 305 58 74

Mots-​clés: Bio

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