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Tech­niques pour pro­téger les abeilles

Tech­niques réduisant la dérive pour pro­téger les abeilles lors de l’utilisation de pro­duits phytosanitaires

Les abeilles four­nissent à l’agriculture un ser­vice écosys­témique pri­mor­dial, à savoir la pollini­sa­tion de cer­taines cul­tures. Soucieux de mieux pro­téger ces insectes pollinisa­teurs aux abords de cul­tures traitées, l’OFAG a fixé de nou­velles con­di­tions d’utilisation pour l’homologation des pro­duits phy­tosan­i­taires, appli­quant ainsi le plan d’action national pour la santé des abeilles.

Plan d’action pour la santé des abeilles

Le « plan d’action pour la santé des abeilles » prévoit le lance­ment de mesures des­tinées à réduire les risques inhérents à l’utilisation de pro­duits phy­tosan­i­taires. C’est dans cet esprit qu’il a été décidé, en juin 2014, d’interdire l’utilisation de pro­duits phy­tosan­i­taires dan­gereux pour les abeilles lorsque des plantes en fleurs se trou­vent dans les par­celles avoisi­nantes. Cette restric­tion d’emploi est imposée, au besoin, pour les appli­ca­tions dans des cul­tures ver­ti­cales, où la dérive est plus impor­tante que dans les cul­tures de surface.

Depuis 2016, cer­taines dis­tances doivent égale­ment être respec­tées par rap­port aux par­celles avec des plantes en fleurs. Con­for­mé­ment aux instruc­tions de l’OFAG, les dis­tances peu­vent être dimin­uées par la prise de mesures tech­niques réduisant la dérive sur les sur­faces adja­centes. L’idée de recourir à des zones tam­pons pour atténuer les risques, qui s’est révélée effi­cace pour les eaux de sur­face et les biotopes, a été éten­due aux abeilles et à d’autres pollinisa­teurs. De nou­velles tech­niques de pul­véri­sa­tion, comme les buses anti­dérive, per­me­t­tent de pro­téger les abeilles et d’autres pollinisa­teurs se trou­vant à prox­im­ité immé­di­ate des cultures.

Pro­tec­tion légale des abeilles

Les pro­duits phy­tosan­i­taires (PPh) sont util­isés en agri­cul­ture pour lut­ter con­tre les organ­ismes nuis­i­bles et pour garan­tir le ren­de­ment. De par leur tox­i­c­ité, cer­tains pro­duits peu­vent présen­ter un risque pour les abeilles. Ils ne peu­vent donc être appliqués dans les cul­tures et leurs envi­rons que s’ils n’ont pas d’effets sec­ondaires inac­cept­a­bles sur les abeilles, sur leurs larves, sur le com­porte­ment et la survie des abeilles mel­lifères ainsi que sur le développe­ment des colonies.

C’est pourquoi l’usage de pro­duits phy­tosan­i­taires dan­gereux pour les abeilles est soumis à des con­di­tions d’utilisation. Il est tenu compte, dans l’évaluation des risques, des effets des pro­duits phy­tosan­i­taires en tant que poi­son agis­sant par con­tact et inges­tion ainsi que des change­ments du com­porte­ment et du développe­ment de la colonie des abeilles.

Les pro­duits phy­tosan­i­taires dan­gereux pour les abeilles ne peu­vent ni être appliqués sur des plantes en fleurs qui attirent ces insectes, ni attein­dre ces cul­tures. Une excep­tion est toute­fois prévue pour les sub­stances actives dont l’utilisation est autorisée en dehors de la péri­ode de vol des abeilles. Les cul­tures exsu­dant du miel­lat à la suite d’une impor­tante infes­ta­tion de pucerons ne doivent pas être traitées avec des pro­duits phy­tosan­i­taires dan­gereux pour les abeilles.

Con­di­tions d’utilisation

Les con­di­tions d’utilisation ci-​après sont val­ables pour la pro­tec­tion des abeilles et des pollinisa­teurs dans les parcelles.

1) SPe 8 – Dan­gereux pour les abeilles : ne doit pas entrer en con­tact avec des plantes en fleur ou exsu­dant du miel­lat (p. ex. cul­tures, interlignes enher­bés, adven­tices). Les plantes en fleur de l’interligne enherbé et les adven­tices en fleur doivent être élim­inées avant le traite­ment (faucher ou broyer la veille) ou un traite­ment ne peut être appliqué que dans des ser­res fer­mées, pour autant que des pollinisa­teurs ne soient pas présents.

2) SPe 8 – Dan­gereux pour les abeilles : pul­véri­sa­tion unique­ment le soir, en dehors de la péri­ode de vol des abeilles, sur les plantes en fleur ou exsu­dant du miel­lat (p. ex. cul­tures, interlignes enher­bés, adven­tices, cul­tures envi­ron­nantes, haies, ban­des fleuries) ou dans des ser­res fer­mées, pour autant que des pollinisa­teurs ne soient pas présents.

Les con­di­tions d’utilisation ci-​après sont val­ables pour la pro­tec­tion des abeilles et des pollinisa­teurs hors de la parcelle.

3) SPe 8 – Dan­gereux pour les abeilles : ne doit pas entrer en con­tact avec des plantes en fleur ou exsu­dant du miel­lat (p. ex. cul­tures, cul­tures envi­ron­nantes, interlignes enher­bés, adven­tices). Ne doit pas être util­isé en présence de plantes en fleurs dans les par­celles voisines.

4) SPe 8 – Dan­gereux pour les abeilles : ne doit pas entrer en con­tact avec des plantes en fleur ou exsu­dant du miel­lat (p. ex. cul­tures, cul­tures envi­ron­nantes, inter-​lignes enher­bés, adven­tices). Pour pro­téger les pollinisa­teurs des con­séquences liées à la dérive, respecter une zone tam­pon non traitée de (x) m par rap­port à la par-​celle voi­sine, si des plantes en fleur s’y trou­vent. Cette dis­tance peut être réduite en recourant à des mesures tech­niques de réduc­tion de dérive con­for­mé­ment aux ins-​tructions de l’OFAG.

Katja Knauer, Office fédéral de l’agriculture (OFAG), secteur Pro­tec­tion durable des végétaux

Mots-​clés: pro­tec­tion des plantes;, abeilles, santé

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