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Les antibi­o­tiques sont-​ils une nécessité ?

Si le recours aux antibi­o­tiques reste indis­pens­able pour traiter cer­taines boi­ter­ies, une meilleure con­nais­sance des dif­férents trou­bles de l’appareil loco­mo­teur va per­me­t­tre de dimin­uer leur util­i­sa­tion par une préven­tion plus effi­cace et un traite­ment mieux ciblé.

Les boi­ter­ies font par­ties, avec les mam­mites et les trou­bles de la repro­duc­tion, des prob­lèmes les plus fréquem­ment ren­con­trés dans les éle­vages laitiers. On dis­tingue ainsi 4 mal­adies majeures : le panaris, le fourchet ou der­matite dig­itée, la mal­adie de Mortel­laro ou der­matite inter­dig­itée, et les four­bu­res. Dans le cadre de leur traite­ment, le recours à l’antibiothérapie est par­fois néces­saire et indis­pens­able. Cepen­dant, il n’est pas oblig­a­toire dans tous les cas de boi­ter­ies, l’origine infec­tieuse n’étant pas sys­té­ma­tique. Il est pour­tant fréquent de nos jours que des antibi­o­tiques soient util­isés couram­ment dans le traite­ment de boi­ter­ies, sans exa­men préal­able. Cette util­i­sa­tion d’antibiotiques sans diag­nos­tic n’est pas sans risque, tout d’abord pour l’animal qui reçoit un traite­ment inef­fi­cace ou inutile en excès, mais aussi pour l’antibactérien qui pourra voir son effi­cac­ité dimin­uer à l’avenir par le phénomène d’antibiorésistance. Un diag­nos­tic pré­cis doit donc être réal­isé afin d’adapter au mieux le traite­ment à l’animal.

Selon les dif­férentes patholo­gies iden­ti­fiées, un traite­ment aux antibi­o­tiques sera néces­saire ou pas :

› Panaris : L’infection se faisant par des ger­mes, l’usage d’antibiotiques par voie sys­témique est indis­pens­able lorsqu’il est diagnostiqué.

› Fourchet : L’atteinte infec­tieuse ne se faisant qu’au niveau épi­der­mique, le recours aux antibac­tériens se fera par voie top­ique. Une util­i­sa­tion sys­témique sera réal­isée seule­ment dans les cas de com­pli­ca­tions impli­quant les tis­sus pro­fonds. Par ailleurs, le par­age et l’amélioration de l’hygiène des bâti­ments demeurent les traite­ments et actes préven­tifs prioritaires.

› Mal­adie de Mortel­laro : Un traite­ment indi­viduel par voie top­ique peut se jus­ti­fier suiv­ant le diagnostic.

› Four­bu­res : Elles survi­en­nent suite à des trou­bles de la cir­cu­la­tion san­guine. La com­posante infec­tieuse n’étant pas établie, la pre­scrip­tion d’antibiotiques n’est pas utile.

D’une manière générale, le recours à des antibi­o­tiques en pédiluves est à pro­scrire en rai­son des risques envi­ron­nemen­taux et d’antibiorésistances. L’utilisation raison­née des antibi­o­tiques lors du diag­nos­tic de boi­ter­ies est pri­mor­dial afin de garan­tir une effi­cac­ité clin­ique du traite­ment pour l’animal, mais égale­ment comme enjeux envi­ron­nemen­taux et de santé publique afin de con­trer les phénomènes d’antibiorésistance. Toute­fois, les méth­odes préven­tives n’en demeurent pas moins essen­tielles, comme le main­tien d’une bonne hygiène dans les bâti­ments, le par­age régulier des onglons, l’accès au pâturage, l’entretien d’un sys­tème immu­ni­taire per­for­mant, l’équilibre des rations alimentaires.

Jonathan Fleurent

Images : Anne Relun, Oniris

Mots-​clés: Rind­vieh, antibi­o­tique

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